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Régate de flambarts à Trébeurden vers 1900

C'est bien connu, Ar Jentilez est la réplique d'un flambart du Trégor, mais que se cache-t-il derrière ce nom de flambart?

Par ce petit article, je souhaite montrer la grande diversité, à l'époque de la voile, pour un type de bateau: le flambart, sur une zone géographique limité: le trégor.

Le gréement de flambart, se caractérise par deux mats, deux ou trois voiles: un taillevent bômé, une misaine, un foc ou non, Ce type de bateau est apparu dans notre région au début du XIXème siècle. Je reviendrai sur la genèse de ce gréement dans un autre article.

A travers quelques exemples de flambarts illustrés par plusieurs documents nous allons découvrir une grande diversité de formes, de gréements et d'utilisations.

Les facteurs déterminant cette diversité sont: les différents métiers pratiqués comme la récolte du goémon, du sable, la pêche, le pilotage,  les ports et mouillages fréquentés, les zones maritimes de navigation: estuaire, baie ou mer ouverte., les chantiers de construction, influences externes.

Flambarts de Locquémeau

                Les flambarts armés à Locquémeau d'une époque ancienne sont très proches des bateaux de la rivière de Lannion, ils sont souvent construit dans les chantiers de Carantec ou localement à Locquémeau et sont caractéristiques d'une multi-activité maritime de ramassage du goémon et du sable en hivers et de pêche, en particulier à la sardine  en été

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Flambart de Locquémeau  Normandie arrivant au port de Locquirec Flambart de 2,28 tonneaux construit en 1904 à Carantec

                Ce type de bateau va évoluer vers 1920 pour se dédier à  pêche à la sardine avec les annexes, issue des flambarts précédents un type assez extrême va apparaitre, ce type est bien illustré par le flambart le Marie et la réplique de flambart de Locquémeau navigant actuellement le Barr Awel  les formes de carène sont très proche de celles des cotres de Carantec, augmentation du tirant d'eau et de la forte différence de tirant d'eau , ligne tendues de l'avant , maitre couple reculé , bouchain doux. Augmentation de la surface du taillevent, bon marcheur même par petit temps.  L'activité de la récolte du sable ne semble plus pratiquée par ce type de bateau.

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Le gréement extrême de La Marie construite en 1928 au chantier Sibiril de Carantec

Flambart de Lannion

Flambart sablier

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Flambart sablier: bateau de charge à la propulsion mixte voile et aviron

               

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Plan de l'amiral Paris

C e plan, dressé en 1966 extrait des "souvenirs de marine conservées" de l'amiral Paris représente un bateau de taille  importante soit une longueur de coque de 8,80 m, la coque est longue et pas large, base sur l'eau au tirant d'eau réduit, le nombre de banc et de toletière  montre sa propulsion à l'aviron sa voilure est très modéré avec un taillevent de surface plus petite que la misaine. De nombreux détails sont intéressants sur ce plan en particulier le curieux tillac avant  formant un petit poste entre deux cloisons, accessible par un petit panneau sur le dessus. Ce bateau est faiblement lesté par un lest de grosses pierres

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En attendant l'ouverture du pont de l'anse de Viarme

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Avant le déchargement du sable dans l'anse de Viarme à Lannion

                Flambart dédié à la pêche au chalut

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Le flambart Notre dame de la Salette construit en 1903 à Carantec pour Théophile Kervarec, originaire de Douarnenez, les pécheurs à bord ont gardé l'habitude des grands bérets des pécheurs finistériens.

Ce bateau aux formes plus fine que les sabliers à un gréement plus important, les mats sont plus hauts, le bout dehors est  long, ce gréement s'explique par la pratique de la pêche au chalut, nécessitant de la puissance de traction. Sur cette photo, on distingue de nombreux détails du chalut à perche, de type ancien, hissé entre les deux mats tels les pierres percée servant de patin  Deux ancres à jas pendent en dehors du bateau, leur utilisation me demeure inconnue.

               

Flambart de Trégastel

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Ces deux flambarts peints de couleurs claires, sont plus marin que les flambarts de Lannion, leur franc bord est plus important,  jolie tonture, ces deux bateaux semblent dédiés à une navigation à la voile, leur voilure plus généreuse est bien équilibrée

Flambart de Ploumanac'h

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Quatre flambarts sous voile devant Ploumanac'h, on peut noter l'absence de foc

A Ploumanac'h, les flambarts de  taille plus petite au alentour de 6 mètres de naviguent à la voile et à l'aviron, le taillevent est plus petit que la misaine, les mats sont souvent affalés au mouillage ou en pêche 

En 1892 Vattier D'Ambroise en donne la description suivante dans son livre "le littoral de la France, cotes Bretonnes" Ils comportent deux voiles, sont peu allongés et possèdent quatre avirons terminés en pointe, qui procurent une marche rapide. Excellentes embarcations, elles pêchent le homard aux Sept-Iles et au plateau des Triagoz".

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Sur cette photo, un flambart rentre au port sous voile, le matelot commence à affaler le taillevent, un autre flambart sort du port de Ploumanac'h à l'aviron, l'équipage est de trois hommes, deux aux avirons et le patron à la barre.

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Cinq flambarts, mats affalés, et un cotre, en pêche aux maquereaux au mouillage sous le Squevel

Flambart de la rade à Perros

Les flambarts de la rade sont plus grand parmi les flambarts du Trégor avec une longueur 7 à 8 mètres voir plus et sont généralement armé à la "pêche" au goémon au Sept Iles, leur moyen de propulsion est la voile, les mats sont fixes et soutenus par  une paire de haubans,  L'inclinaison du bout dehors peut être modifiée. Le bout dehors passe dans une ferrure à l'étrave et est amarré sur le mat de misaine Ar Jentilez est à l'image des plus grands flambarts de la rade.

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Le 12 aout 1900, à basse mer à la rade, le second flambart qui n'est pas béquillé est le pilote de Perros P2 à Pierre le Gac

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A la cale bitouse le long du quai de la douane, les flambarts Marie (L491) construit en 1904 à Plougrescant pour François-Marie Derrien  de Louannec et le St Anne (L100) construit en 1892 pour Laurent Kermanec de Louannec

Flambart ou lougre de Loguivy

Nous nous éloignons un peu du Trégor, dans l'est. A Loguivy, à la fin  du XIXéme siècle, il y a de solides petits flambarts armés au casier et au goémon. Ces bateaux trapus, larges, au tirant d'eau important bien voilés, bien lestés aux qualités nautiques reconnues ont contribués à l'expansion homardière de Loguivy par leur voyages au Conquet et à l'ile de Sein.

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Plan de l'amiral Paris qui inspirera la construction d'An Durzunel

Pierre-Yves